Test du GFXChilla de Coolink : un ventirad GPU compact et silencieux
Premier ventirad graphique de Coolink, le GFXChilla avait battu le refroidissement d'origine d'une Radeon X1800 XT de 20 °C. Nos mesures de 2008 et notre verdict.
Coolink, marque de la société taïwanaise Kolink née en 1996, était surtout connue pour ses ventilateurs. Avec le GFXChilla, elle se lançait dans le refroidissement des cartes graphiques, un marché très disputé : les ventirads d'origine étaient souvent bruyants et peu efficaces, et l'offre de remplacement abondante.
Présentation
Le GFXChilla s'adapte à la plupart des cartes de l'époque, sauf les GeForce 8800 GTS/GTX (G80) et les Radeon HD 2900. Il associe une base en cuivre, quatre caloducs de 6 mm nickelés et des ailettes fines en aluminium. Ses deux ventilateurs de 80 mm ne font que 10 mm d'épaisseur, avec 11 pales chacun, pour 2 000 tr/min : l'ensemble ne dépasse pas deux slots.
La fabrication est soignée, et le bundle complet : radiateurs pour la mémoire et les mosfets, pâte thermique, entretoise pour répartir la pression autour du GPU, adaptateur d'alimentation et notice. Une seule remarque : il faut nettoyer la base à l'acétone pour retirer la colle de l'autocollant de protection.
Montage
La notice est indispensable. Pour couvrir autant de cartes, les deux pattes qui entourent la base se règlent selon le modèle, et les entretoises se placent à des endroits différents. Attention aux petits radiateurs collés sur la carte : les caloducs passent très bas, et l'un d'eux nous a empêché de garder un radiateur à sa place.
Protocole
Carte de test : une Radeon X1800 XT 512 Mo, choisie parce qu'elle chauffe beaucoup. Elle a été testée avec son ventirad d'origine, avec un Zalman VF700 tout cuivre et avec le GFXChilla en 12 V et en 7 V. Plateforme : Core 2 Duo E6600, Asus P5K-E, 2 Go de DDR2 PC6400, Windows XP. Pâte Arctic Silver 5, charge avec ATITool, relevés au repos avec GPU-Z, test sur table, son mesuré à 8 cm.
Résultats
Au repos, le GFXChilla refroidit le GPU de 10 °C de mieux que le ventirad ATI en 7 V, et de 14,5 °C en 12 V. Le VF700 en 12 V fait jeu égal avec le GFXChilla en 7 V. Sur l'étage d'alimentation (sonde WRM) et le PCB, le VF700 s'en sort le mieux grâce à son flux d'air qui balaie toute la carte ; le GFXChilla reste bien meilleur que le ventirad d'origine, 15 °C de moins sur le PCB en 12 V.
En charge, le GFXChilla domine : 58 °C sur le GPU en 12 V, près de 20 °C de moins que le ventirad ATI. En 7 V, il reste sous les 70 °C, 8,5 °C mieux que l'origine. Le VF700 montre ses limites sur une carte aussi chaude. Seul bémol : en 7 V, les mosfets montent à 91 °C, ce qu'ils supportent mais qui demande un boîtier bien ventilé.
Bruit
Les chiffres ne disent pas tout. Le ventirad ATI, à 49 dB au repos, émet un sifflement aigu insupportable, et devient un véritable avion en charge. Le GFXChilla en 7 V est presque inaudible, et reste très discret en 12 V une fois dans un boîtier. Le VF700, à 2 600 tr/min, est plus bruyant mais bien moins gênant que la turbine ATI.
Notre avis
- Pour : compact, compatibilité étendue, ventilateurs fournis, bundle complet, très discret, prix (moins de 28 euros à l'époque).
- Contre : montage un peu délicat, mosfets chauds en 7 V.
Un coup de maître pour un premier essai : le GFXChilla avait reçu l'award de la rédaction.
Et aujourd'hui ?
La marque Coolink a depuis disparu des rayons européens, et les ventirads graphiques à installer soi-même sont devenus rares : les cartes actuelles arrivent avec des refroidissements massifs et plutôt silencieux. Les principes de ce test restent valables pour juger un refroidissement : mesurer le GPU mais aussi l'étage d'alimentation, et écouter le bruit plutôt que de lire les seuls décibels.
Cette page reprend et met à jour un test publié sur OCTeam le 26 mars 2008.