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Une radio à piles pour tenir 72 heures : ce que prépare l’État avec son exercice national de black-out

L’État prépare une simulation de panne électrique généralisée, dont le calendrier officiel vise le second semestre 2027. La radio à piles fait déjà partie du kit recommandé pour recevoir les consignes pendant les 72 premières heures d’une crise.

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Radio à piles et matériel d’urgence disposés sur une table.

En bref

La radio à piles doit permettre de recevoir les consignes pendant une coupure prolongée ; l’exercice national de black-out est acté, mais sa tenue en novembre 2026 n’est pas confirmée par le calendrier officiel.

L'essentiel

  • L’exercice a été validé le 8 juillet 2026 et sera piloté par le SGDSN.
  • Le calendrier officiel prévoit le second semestre 2027, malgré l’évocation d’une simulation en novembre 2026.
  • Le kit recommandé depuis novembre 2025 comprend une radio et des piles de réserve.
  • Les stations locales « ici » servent de relais aux informations des préfectures.

Un exercice national acté, mais deux échéances évoquées

Le 8 juillet 2026, le Comité interministériel pour la résilience nationale a validé un exercice nommé « black-out électrique généralisé ». Son pilotage revient au SGDSN. RTE et Enedis doivent y prendre part, aux côtés de plusieurs ministères, des préfectures et de l’administration militaire. La préparation concerne donc plusieurs acteurs publics et les gestionnaires du réseau électrique, pas uniquement les ménages.

L’échéance officielle reste le second semestre 2027. Une simulation dès novembre 2026 a également été évoquée par une source sécuritaire citée par l’AFP. Ces deux indications ne permettent pas de présenter un exercice ce mois-là comme une échéance confirmée. Il faut distinguer la décision d’organiser cette préparation de la date effective de sa réalisation.

Pour votre foyer, la recommandation n’attend toutefois pas cet exercice : le gouvernement préconise un kit d’urgence depuis novembre 2025. Le guide du SGDSN intitulé « Tous responsables » a été publié le 20 novembre 2025. La radio à piles appartient donc à une démarche déjà engagée, et non à une nouvelle consigne réservée au jour de la simulation.

La radio sert d’abord à recevoir les consignes locales

Dans ce kit, la radio répond à un besoin précis : continuer à s’informer lorsque l’électricité manque durablement. Son alimentation par piles permet de l’utiliser sans prise de courant. Elle complète les réserves matérielles par un moyen de recevoir les instructions des autorités, plutôt que de disposer uniquement d’eau, de nourriture ou d’un éclairage.

Le réseau de référence est celui des stations locales « ici », le nouveau nom de France Bleu depuis le 6 janvier 2025. Une convention liant Radio France au ministère de l’Intérieur, renouvelée le 15 octobre 2025, prévoit que ce réseau relaie les informations des préfectures. L’intérêt est donc de pouvoir écouter des messages liés à la gestion locale de la crise.

Selon Radio France, « ici » touche 90 % de la population en FM, contre 93 % pour franceinfo. Ces couvertures ne sont pas universelles : disposer d’un poste ne suffit pas à garantir la réception partout. La fonction recherchée reste néanmoins simple : garder un accès aux informations diffusées à la radio pendant la coupure. L’autoradio peut aussi servir de recours.

Les 72 heures concernent l’ensemble des besoins essentiels

Le SGDSN présente les premières 72 heures comme une période souvent particulièrement éprouvante. Le kit vise à vous donner des réserves pour traverser cette phase. Ce repère ne prédit donc pas la durée d’un éventuel black-out : il fixe un objectif d’autonomie du foyer. La France, comme l’Union européenne, la Belgique et les Pays-Bas, retient cette durée.

L’équipement recommandé associe plusieurs fonctions. Pour boire et manger, il comprend de l’eau ainsi que des aliments consommables sans cuisson. Pour les soins, il prévoit les médicaments et une trousse de secours. La lampe apporte un éclairage, tandis que la radio et sa réserve de piles permettent de suivre les informations. Chaque élément répond ainsi à un besoin distinct.

Le guide ajoute des moyens utiles si les habitudes du quotidien sont perturbées : de l’argent liquide, des copies de documents personnels et un jeu de clés supplémentaire. Réduire le kit à l’achat d’une radio ferait donc perdre son objectif principal. Il s’agit de réunir des ressources complémentaires, dont l’information constitue une composante à part entière.

Une préparation à entretenir sans attendre la simulation

La consigne de l’État porte aussi sur le suivi du matériel : contrôler le kit deux fois par an et remplacer les piles à cette occasion. Le guide prévoit une réserve de piles pour les 72 heures. La présence d’un poste au fond d’un placard ne remplace donc pas la vérification régulière de ce qui doit permettre son fonctionnement.

Cette préparation dépasse le seul scénario électrique. Le SGDSN évoque notamment les phénomènes climatiques extrêmes, les pandémies, les conflits en Europe et au Proche-Orient ainsi que la crise énergétique. Le kit est conçu comme une réponse commune à plusieurs perturbations possibles. L’exercice national porte sur un black-out ; les réserves conseillées ont une utilité plus large.

Questions fréquentes

L’exercice de black-out est-il confirmé pour novembre 2026 ?

Non. Cette possibilité a été évoquée, mais le calendrier officiel vise le second semestre 2027.

Quelle station écouter pour recevoir les consignes ?

Les stations locales « ici », anciennement France Bleu, constituent le réseau de référence pour relayer les informations des préfectures.

Faut-il attendre l’exercice pour préparer son kit ?

Non. La recommandation existe depuis novembre 2025 et prévoit notamment une radio, des piles de réserve et des ressources pour 72 heures.

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