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Le 1er novembre 2026, l’équipement hivernal redevient obligatoire : pourquoi l’amende de 135 euros reste sans effet

Dans certaines communes de 34 départements, un équipement hivernal est imposé entre le 1er novembre 2026 et le 31 mars 2027, mais aucune sanction spécifique ne s’applique à ce stade. Voici qui est concerné, les solutions admises et pourquoi les 135 euros annoncés ne s’appliquent pas.

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Voiture avec des chaînes dans le coffre au bord d’une route de montagne.

En bref

L’obligation saisonnière reprend le 1er novembre 2026 dans les communes désignées de 34 départements, mais l’amende de 135 euros reste dépourvue de base réglementaire, faute de décret spécifique.

L'essentiel

  • La période obligatoire s’étend jusqu’au 31 mars 2027.
  • La règle concerne les véhicules ayant au moins quatre roues, y compris ceux de passage.
  • Pneus adaptés ou dispositifs antidérapants transportés à bord : plusieurs solutions sont admises.
  • L’absence de sanction saisonnière ne supprime pas les sanctions liées au panneau B26.

Le 1er novembre marque le retour d’une obligation locale

À partir du 1er novembre 2026, circuler dans certaines communes de montagne suppose de disposer d’un équipement hivernal. Cette période réglementaire se termine le 31 mars 2027. Il s’agit du retour d’une règle saisonnière, et non d’une obligation nouvelle imposant des pneus hiver à toutes les voitures en France.

Le périmètre couvre des communes réparties dans 34 départements, selon Service-Public. Les Alpes, les Pyrénées, le Jura, les Vosges ou encore le Massif central comptent des secteurs concernés. Mais le département n’est pas la bonne échelle pour déterminer si la règle s’applique à votre déplacement : toutes ses communes ne sont pas nécessairement incluses, et certains itinéraires peuvent être exemptés.

Ce sont les arrêtés préfectoraux qui définissent les communes soumises à cette obligation. La Sécurité routière met leur carte à disposition sur son site. Sur place, les panneaux B58 et B59 délimitent la zone, avec une indication de la période concernée. En raison de la portée réglementaire de cette signalisation, l’obligation saisonnière n’est opposable à l’automobiliste que si les panneaux sont présents.

Les véhicules de passage sont concernés eux aussi

La règle est liée au secteur où vous circulez, pas au fait d’y résider. Un trajet traversant une commune concernée entre donc dans son champ d’application pendant la période hivernale. Tous les véhicules ayant quatre roues ou davantage entrent dans son champ : voitures, poids lourds, bus, autocars, camping-cars et utilitaires.

Pour une voiture ou un utilitaire léger, deux possibilités principales existent : utiliser des pneus répondant aux exigences hivernales ou emporter des dispositifs antidérapants. Dans le premier cas, le symbole 3PMSF est exigé depuis le 1er novembre 2024. Les pneus quatre saisons munis de ce symbole sont acceptés, tandis que la mention M+S à elle seule n’est désormais plus suffisante.

L’autre possibilité consiste à transporter des chaînes métalliques ou des chaussettes textiles permettant d’équiper au minimum deux roues motrices. L’obligation saisonnière n’impose donc pas systématiquement de changer de pneus. Les chaînes sont recommandées pour des déplacements fréquents en montagne, tandis que les chaussettes correspondent davantage à un usage occasionnel.

Des exceptions existent, avec une exigence renforcée pour certains camions

Les véhicules équipés de pneus cloutés échappent à cette obligation saisonnière. Les pneus professionnels destinés au tout-terrain et identifiés par la mention POR bénéficient également d’une exemption depuis novembre 2025. Ceux-ci équipent notamment certains véhicules des forces de l’ordre. Ces exceptions ne constituent pas une dispense générale pour les autres véhicules.

À l’inverse, la présence d’une remorque ou d’une semi-remorque attelée à un camion impose d’emporter des chaînes, même lorsqu’il est déjà chaussé de pneus hiver. La solution retenue pour une voiture particulière ne peut donc pas être transposée telle quelle à tous les véhicules : la présence d’un attelage de ce type entraîne une exigence supplémentaire.

L’amende attend encore son décret, pas l’obligation

Le gouvernement a confirmé en février 2026 le maintien d’une application pédagogique, sans sanction spécifique à l’obligation saisonnière. Pour créer cette sanction, un décret est nécessaire. Or ce texte n’était toujours pas publié à la fin de septembre 2026. C’est ce qui explique pourquoi les 135 euros régulièrement évoqués n’ont pas de base réglementaire à ce stade.

Il faut donc distinguer deux choses : l’obligation d’équipement existe bien, mais l’amende censée sanctionner son non-respect n’est pas entrée en vigueur. Cette situation ne transforme pas la règle en recommandation facultative. Elle signifie que le dispositif réglementaire prévoyant une sanction propre à cette obligation n’est pas abouti.

Cette absence de sanction ne s’étend pas à toutes les prescriptions rencontrées en montagne. Le panneau B26, qui impose des équipements spéciaux sur une chaussée enneigée, reste sanctionnable toute l’année. Les équipements doivent alors être montés, et non simplement transportés. Contrevenir à cette prescription expose à une amende allant jusqu’à 150 euros au titre d’une contravention de deuxième classe, dans un cadre distinct de celui de l’obligation saisonnière.

Questions fréquentes

Faut-il s’équiper si l’on traverse seulement une commune concernée ?

Oui. La règle s’applique à la circulation dans la zone pendant la période obligatoire, même si vous n’y habitez pas.

L’achat de pneus hiver est-il obligatoire ?

Non. Pour une voiture, des chaînes ou des chaussettes adaptées à au moins deux roues motrices peuvent aussi être transportées à bord.

Peut-on recevoir une amende de 135 euros pour cette seule obligation ?

À ce stade, cette somme n’a pas de base réglementaire pour l’obligation saisonnière. Le décret nécessaire n’était pas publié fin septembre 2026.

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