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Boréal avait soutenu Thélyson Orélien : l’éditeur rompt avec l’auteur après une analyse des fichiers de son roman

Boréal cesse sa collaboration avec Thélyson Orélien après avoir relevé des traces d’IA dans les documents de travail de son roman. L’éditeur renonce aux réimpressions et à de futurs livres, tout en reconnaissant ne pas pouvoir mesurer l’usage de cet outil.

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Un roman fermé, un ordinateur et des pages de manuscrit sur un bureau d’édition.

En bref

Après une analyse extérieure des fichiers de travail de C’était ça ou mourir, Boréal met un terme à sa relation avec Thélyson Orélien, sans pouvoir établir la part prise par l’IA dans le livre.

L'essentiel

  • Le roman ne fera pas l’objet de nouvelles impressions chez Boréal.
  • La maison canadienne ne publiera plus de nouveaux ouvrages de l’auteur.
  • Une expertise extérieure a repéré des traces de balises d’IA dans certains fichiers.
  • Thélyson Orélien affirme avoir rédigé son livre lui-même.

Un soutien retiré après l’examen des versions de travail

La décision marque un changement de position pour Boréal. Une semaine auparavant, la maison d’édition avait défendu Thélyson Orélien : elle ne disposait alors pas d’éléments permettant d’établir que l’intelligence artificielle avait servi à écrire C’était ça ou mourir. Ce soutien n’avait toutefois pas fait disparaître ses interrogations. L’éditeur a donc demandé à un intervenant extérieur d’examiner les différentes versions du roman produites pendant sa préparation.

Cet examen a modifié sa position. Des traces de balises associées à l’IA ont été retrouvées dans les métadonnées de certains documents de travail. Boréal considère désormais que ces éléments attestent une intervention de l’intelligence artificielle dans l’écriture. La maison oppose ce constat aux assurances qu’elle dit avoir reçues à plusieurs reprises de l’auteur, lequel lui aurait affirmé ne pas avoir utilisé cet outil pour créer son roman.

La rupture concerne le roman et les publications futures

Pour C’était ça ou mourir, la conséquence annoncée est l’arrêt des réimpressions. Boréal ne produira donc pas de nouveaux tirages du roman. La décision dépasse cependant le sort de ce seul titre : l’éditeur indique aussi qu’il ne publiera plus d’autres livres de Thélyson Orélien. Il s’agit bien d’une fin de collaboration, et non d’une simple suspension de l’impression pendant que les vérifications se poursuivent.

Si vous cherchez à comprendre la portée de cette annonce, deux volets doivent ainsi être distingués : le devenir du titre déjà publié et celui de la relation éditoriale. Le premier est touché par l’absence de nouveaux tirages ; le second, par le refus de poursuivre les publications avec l’auteur. La décision engage donc aussi l’avenir de Thélyson Orélien au sein de cette maison canadienne.

Boréal affirme un recours à l’IA, mais pas son ampleur

L’éditeur maintient une réserve explicite sur ce qu’il peut établir. S’il affirme désormais que l’IA est intervenue dans le travail d’écriture, il ne sait pas quelle place elle y a occupée. Il envisage même que cette question ne puisse jamais recevoir de réponse définitive. La rupture ne s’accompagne donc d’aucune mesure de la contribution de l’IA au roman. Elle ne permet pas de chiffrer la part du texte qui lui serait attribuable.

Boréal place sa décision sur le terrain de la relation avec l’auteur. Pour la maison, l’enjeu central est la confiance nécessaire au travail éditorial. Son annonce distingue ainsi deux positions : elle estime disposer d’éléments suffisants pour ne plus poursuivre la collaboration, tout en reconnaissant les limites de ses connaissances sur la fabrication du livre. Présenter le roman comme entièrement écrit par une IA irait donc au-delà de ce qu’affirme l’éditeur.

L’auteur distingue ses recherches de la rédaction

Les premières accusations ont été portées sur X par le compte « Balance ton Claude », qui alléguait un emploi massif de l’IA dans le roman. Cette accusation initiale doit être distinguée de la position de Boréal : la maison reconnaît précisément ne pas pouvoir évaluer l’étendue de cet usage. Le passage d’une mise en cause publique à une rupture éditoriale ne transforme pas cette allégation d’ampleur en constat chiffré.

De son côté, Thélyson Orélien soutient être l’auteur du texte. Dans ses déclarations au HuffPost, il reconnaît avoir fait appel à l’IA pour des recherches historiques, mais conteste qu’elle ait rédigé son roman. Il distingue donc l’aide à la recherche de l’écriture elle-même. L’auteur situe le début du conflit au Québec et exprime aussi sa crainte que les attaques ne dépassent le livre pour le viser personnellement.

Questions fréquentes

Boréal va-t-il réimprimer le roman ?

Non. La maison annonce qu’elle ne lancera pas de nouveaux tirages de C’était ça ou mourir.

Quelle part du livre aurait été écrite avec l’IA ?

Boréal dit ne pas être en mesure de l’établir et envisage de ne jamais pouvoir répondre définitivement à cette question.

Thélyson Orélien reconnaît-il une rédaction par l’IA ?

Non. Il affirme avoir écrit le roman lui-même, tout en reconnaissant un usage de l’IA pour ses recherches historiques.

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